L’ouverture d’un film détermine souvent l’intérêt du spectateur. Elle doit susciter la curiosité, introduire l’univers du récit et installer le ton général de l’histoire. Qu’elle soit calme ou explosive, mystérieuse ou directe, une bonne ouverture donne immédiatement envie d’en voir plus.
Il existe plusieurs manières de construire une ouverture stimulant la sensibilité, chacune apportant une couleur et une énergie particulière au récit.
Le flashback : revenir avant le commencement
Le flashback, ou retour en arrière, permet de dévoiler des événements antérieurs à l’histoire principale. Il aide à comprendre les motivations ou les blessures d’un personnage, tout en apportant une dimension émotionnelle au récit. Cette technique offre au public un éclairage sur le passé et renforce l’attachement au protagoniste.
Le flash-forward : commencer par la fin
Le flash-forward, ou projection dans le futur, présente un aperçu des événements à venir. Cette approche intrigue le spectateur en inversant le suspense : on connaît le résultat, mais on ignore comment on y arrive. Elle crée une tension dramatique efficace qui pousse à suivre le récit pour découvrir le chemin menant à cette scène.
In medias res : entrer directement dans l’action
L’expression « in medias res » signifie « au milieu des choses ». Ce type d’ouverture plonge directement le spectateur au cœur d’une action déjà en cours, sans explication préalable. Il favorise une immersion immédiate et donne un rythme dynamique dès les premières minutes, tout en éveillant la curiosité sur le contexte et les personnages.
Le rêve : plonger dans l’esprit du protagoniste
Commencer un film par un rêve ou un cauchemar permet d’introduire les émotions, les désirs ou les peurs du personnage principal. Le rêve sert souvent à poser une ambiance particulière et à créer un lien entre la réalité et l’inconscient du héros. Cette ouverture invite le spectateur à pénétrer dans la psychologie du protagoniste dès le début.
Le bookend : ouvrir et fermer sur une même image
Le bookend, ou structure en miroir, consiste à commencer et conclure un film sur une scène similaire. Cette technique souligne le parcours du personnage et renforce la cohérence du récit. Elle peut montrer une transformation, une rédemption, ou au contraire une stagnation, tout en offrant une belle unité visuelle et narrative.
Le red herring : détourner le spectateur
Le red herring, littéralement « fausse piste », oriente volontairement le public dans une mauvaise direction. Cette méthode joue sur la surprise et la manipulation des attentes. En trompant momentanément le spectateur, elle prépare des retournements de situation percutants et enrichit la relecture du film une fois la vérité révélée.
Combiner plusieurs approches pour plus d’impact
Les réalisateurs modernes n’hésitent pas à mélanger plusieurs techniques d’ouverture pour créer des débuts plus riches et captivants. Un film peut par exemple combiner un rêve et un flash-forward, ou encore un démarrage in medias res avec une structure en miroir. Ces combinaisons offrent une narration fluide et complexe, tout en renforçant la portée émotionnelle de l’histoire.
L’ouverture d’un film est la première émotion que le spectateur ressent. Elle doit établir le ton, présenter le thème et capter l’attention dès les premières secondes. Une ouverture réussie donne envie de suivre l’histoire jusqu’au bout et marque durablement la mémoire du public
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